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PARIS, le 26 Mai 2010
Usine Nouvelle
DooG transforme la photo en hyperlien
par Patrice Desmedt
Prix spécial du jury - Grâce à une technologie de reconnaissance d'image, une start-up parisienne propose d'obtenir des informations numériques en échange d’un simple envoi de l'image d'un produit.
Prendre en photo une page de journal, une affiche ou un emballage, l’envoyer sur le web pour obtenir des informations, des vidéos... Le service proposé par la start-up parisienne DooG est des plus simples. « Nous avions d’abord pensé utiliser des SMS, puis des codes-barres 2D. Mais le plus facile reste de prendre une photo », explique Eric Krzyzosiak, le PDG fondateur.
Lorsqu’il dit nous, il parle des quatre cofondateurs, âgés de 44 à 49 ans. Tous dotés d’une solide expérience industrielle, acquise chez Ricoh, Alcatel, ou HP. « Nous avons quitté de gros postes dans d’importantes entreprises pour cette aventure, confesse Eric Krzyzosiak. Alors nous avons pris un maximum de précaution ». La gestation de DooG a duré deux ans, de 2007 à la création de la société en 2009. Le temps de développer la technologie, de mettre sur pied le plan marketing, le business modèle et de trouver les clients, les investisseurs et les aides. Bien préparée, l’entreprise a décroché dès le début le label Entreprise innovante d’Oséo et une subvention européenne du Feder. Forte d’un capital de 538 000 euros, apporté majoritairement par les cofondateurs, l’entreprise mène déjà une nouvelle levée de fonds de 500 000 euros. La simplicité apparente du procédé, qui se résume à faire la photo d’un imprimé et à l’envoyer par MMS, par e-mail ou par une application iPhone pour recevoir des liens vers des contenus complémentaires, a déjà fait mouche. Le quotidien Le Parisien l’utilise déjà pour envoyer à ses lecteurs des informations supplémentaires ou une vidéo. Dans le cas d’une affiche de cinéma (un test a été fait avec le site Allociné), l’utilisateur pourrait recevoir la bande-annonce et un résumé du film. DooG propose aussi de lier à l’image d’un produit, l’envoi de bons de réduction, de conseils d’utilisation... C’est comme si on ajoutait des hyperliens sur des textes ou des images imprimées. Techniquement, l’image envoyée par l’utilisateur est d’abord analysée et codée pour la traduire en 2500 points (pour une page A4), formant une empreinte unique. La comparaison avec les empreintes des 2 millions d’images stockées sur les serveurs de Doog peut être effectuée très rapidement. Si l’image existe, le serveur envoie les liens. La technologie a donné lieu au dépôt de cinq brevets.
Reste à convaincre les partenaires commerciaux, pour que les lecteurs et les consommateurs acquièrent le réflexe de « doogger ». En attendant, les services DooG Social, pour échanger avec d’autres personnes ayant photographié les mêmes objets, et DooG Shop, pour des achats en ligne, seront bientôt lancés.
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